« Lorsque je regarde ma bibliothèque, je vois ce que j’ai appris et une bonne partie de ce que j’aime. Ces livres m’ont construit. Des romans, des essais, des manuels, des bandes dessinées, le tout mélangé, mûri ou oublié, redécouvert et discuté. Une bibliothèque est comme le lieu de mémoire de notre existence. Elle nous chuchote d’anciennes joies, murmure nos lacunes et trahit des promesses de lecture ». Édouard Philippe , Des hommes qui lisent , Ed. Lattès, 2017

Samedi 20 janvier se déroulait dans toute la France la deuxième édition de la Nuit de la Lecture. Organisée par le ministère de la Culture (éditorial de Madame Françoise NYSSEN, Ministre), cette opération visait à promouvoir la lecture et à valoriser l’action des bibliothèques et des librairies.

A l’initiative de Madame LEDUC, professeur documentaliste, le collège a décidé d’investir pleinement cet événement national en proposant en avant-première (vendredi 19 janvier) plusieurs actions autour de la lecture, mobilisant petits et grands.

  • Des extraits de textes d’auteurs lus par Guillaume GALLIENNE à écouter dans le noir au C.d.i.
  • Un concours. Dix reproductions de tableaux de peintres et dix extraits de textes parlant du bonheur de lire ont été affichés à l’entrée de l’établissement. Les élèves avient à retrouver quel était le peintre ou l’auteur qui se cachait derrière chaque oeuvre (un livre ou un chèque-lire à gagner pour chaque première bonne réponse).

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  • Un temps suspendu tout entier dédié à la lecture. De 13.30. à 14.00., le travail s’est arrêté pour laisser place à un moment de lecture partagé autour d’un texte choisi individuellement ou collectivement, en français ou en langues étrangères. Il a été alors permis de décloisonner l’espace de lecture, en investissant coins et recoins du collège, en permettant aux élèves de s’asseoir par terre, sur une table ou déplacer sa chaise dans le couloir…

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 Grâce à l’engagement de tous, cela fut vraiment réussi.

Cette opération est dédiée à la quarantaine de jeunes de Daraya (Syrie) qui a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville. Leur résistance par les livres est une allégorie: celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Le récit en a été fait par Delphine MINOUI, grand reporter au Figaro; fruit d’une correspondance menée par Skype entre cette journaliste française et ces activistes insoumis: hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

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