À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à FRANCIS BACON. Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur et, à l’initiative de Madame FALT-FATRAS, professeur d’anglais, c’est à l’univers de ce peintre que les élèves de 3eA ont été initiés, en classe d’abord et au musée ensuite.

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Pour mémoire…

Francis Bacon est né en 1909 à Dublin d’un père entraîneur de chevaux de course et d’une mère héritière d’une famille d’industriels. Enfant maladif souffrant d’asthme, maltraité par son père qui le rejette d’autant plus quand son homosexualité est révélée, Francis Bacon quitte la maison familiale dès l’âge de seize ans. Il devient décorateur tout en peignant des toiles d’influence surréaliste. Sa première exposition personnelle en 1934 ne reçoit pas un grand écho, il faut attendre 1945 et le scandale provoqué par la violence de son triptyque « Trois études pour des personnages au pied d’une crucifixion » pour que ses toiles soient remarquées et achetées par des musées.

En 1957, se tient sa première exposition à Paris et en 1962 il expose à la Tate Gallery de Londres. La forme de triptyque devient son mode d’expression favori, de même qu’il produit souvent ses œuvres sous forme de séries autour de thèmes comme la crucifixion, l’autoportrait, ou bien des modèles d’amis (George Dyer, Isabel Rawsthorne). Ces corps ou visages sont toujours représentés d’une façon mutilée, torturée, difforme comme déchirée mais sans verser dans l’abstraction. Francis Bacon meurt en 1992 lors d’un voyage à Madrid.