En 1869, un jeune chimiste de 35 ans: le Russe Dimitri MENDELEÏEV présentait le tableau périodique des éléments chimiques; un mode de classement des corps chimiques. Chaque case représentait un atome avec son nom, son symbole et deux chiffres. Le premier, un nombre entier, indiquait le nombre de protons contenus dans le noyau; le second, un nombre décimal, donnait sa masse atomique. Ces éléments étaient regroupés par ordre croissant de numéro atomique (les lignes) et par propriétés chimiques semblables (les colonnes). Son tableau faisait apparaître la périodicité des propriétés des différents éléments  et permettait d’identifier et même de prédire les propriétés des éléments encore à découvrir. Ce tableau qui regroupait à l’origine 63 éléments, en compte aujourd’hui 118.

Les pigments utilisés en peinture ont longtemps été naturels, d’origine animale, minérale ou végétale. Mais à partir de la fin du XVIIIème siècle, des peintres ont eu de plus en plus recours à des colorants de synthèse qui offraient l’avantage d’être à la fois plus économiques et plus résistants. Les progrès de la chimie permirent aussi de diversifier les teintes et les nuances de la palette du peintre. La perception de la couleur elle-même s’explique par la physique: l’oeil humain combine les signaux transmis par 3 sortes de cônes pour induire une sensation visuelle qualifiée de couleur propre à chaque longueur d’onde du spectre visible: le bleu, le vert et le rouge étant les 3 couleurs primaires de la vision humaine auxquelles sont sensibles les 3 cônes.

En 1949, sortait un livre du peintre Auguste HERBIN, « L’art non figuratif, non objectif » dans lequel il expliquait que les couleurs autant que les formes géométriques participaient à un nouveau langage pictural élaboré à l’aide d’un Alphabet plastique: à chaque lettre sont attribuées des formes et une couleur. Pour créer cet alphabet, HERBIN va « ajouter aux couleurs de la physique 2 autres couleurs très importantes, manifestées par le prisme, le rose et le pourpre, et 2 couleurs  également importantes, manifestées dans la matérialité minérale et végétale, le blanc et le noir ».

À l’initiative de Monsieur FAUCHER et de Madame LEDUC, respectivement professeurs de physique-chimie et de documentation, tous les élèves de 4e ont traduit les 99 premiers éléments du tableau périodique à l’aide de cet alphabet qui avait pour objectif un langage universel: « Ce que je réalise avec l’alphabet plastique, et grâce à lui, c’est mon propre langage plastique. Il n’est pas question que chacun crée un alphabet qui doit être au contraire aussi universel que possible ».

L’U.N.E.S.C.O. en faisant de l’année 2019, l’Année internationale du tableau périodique des éléments chimiques, a reconnu l’importance primordiale de ce tableau qui reste encre, 150 ans plus tard, la référence encore utilisée à travers le monde.

Ce tableau a désormais un écrin magnifique, en salle A 23, salle de physique-chimie.

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